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Conservation et régénération

Animatrice : Elisabeth Blesbois
Cette transversalité est mise en  place dans un contexte de gestion de la biodiversité et en particulier de gestion de la diversité génétique animale.

Le management de la diversité génétique est un challenge à la fois pour la durabilité des productions animales à destination de l’alimentation humaine, la valorisation des gènes d’intérêt, les nouveaux enjeux génétiques mais également pour  le maintien de la biodiversité de la faune sauvage.

Elle est fragilisée chez les animaux de rente par de nombreux facteurs incluant sélection, restructuration de l’espace rural, évolution des marchés,  contraintes commerciales, risques sanitaires…, et chez les espèces sauvages par l’évolution des écosystèmes qui incluent également des pratiques agricoles et socio-économiques.

Ce constat a fait émerger la nécessité de manager des cellules à potentiel de reproduction en plus de la gestion d’animaux sur pied.
L’investissement constant de l’UMR PRC dans la physiologie et les biotechnologies des cellules de reproduction justifie la mise en place d’une transversalité dans ce domaine qui sera connectée avec les travaux d’autres unités de l’INRA ou de ses partenaires.
L’objectif est ici de développer des méthodologies qui permettent de  conserver puis de régénérer avec ou sans transformation des cellules à potentiel germinal (conservation dans un but de régénération).
La transversalité prend pour domaine d’application principalement les animaux de rente mais vise également à intégrer certaines espèces sauvages en voie d’extinction qui ont des parentés phylogéniques fortes avec les animaux de rente étudiés à l’INRA (ex : phasianidés et cervidés).

Les types cellulaires concernés sont les cellules (ou tissus) qui peuvent développer une capacité de régénération d’individus via des gamètes ou l’implantation de cellules donneuses dans un tissu/ une cellule hôte.  Dans l’unité il s’agit principalement de  tissus et cellules gonadiques/ gamètes/ cellules embryonnaires/embryons/cellules souches.

Les principales applications déboucheront sur des avancées en biotechnologies de la reproduction et en reprogrammation cellulaire.

La transversalité organisera des séminaires scientifiques ou méthodologiques impliquant les acteurs concernés dans l’unité mais également les partenaires de l’unité dans le secteur. Dans le département INRA-PHASE, ces partenaires sont principalement les unités SCRIBE et BDR, mais également l’IGFL. Des liens devront être créés également avec la transversalité PHASE « cellules souches ».  Dans le département génétique, l’unité GABI sera sollicitée. D’autres partenaires français hors INRA comme le MNHN, l’ISARA et la Cryobanque Nationale des Animaux Domestiques seront concernés. Nos partenaires européens privilégiés (ex : Université Waggeningen, Pays Bas ; AKT, Hongrie, UTP, Pologne) pourront être également invités.

D’une façon générale, cette transversalité devrait permettre une meilleure circulation des idées et des méthodologies, une émulation générale et la création d’un réseau mieux structuré pour répondre aux appels d’offre.
Rédaction : Elisabeth Blesbois
Date de création : 19 Août 2010
Mise à jour : 10 Avril 2012