Résultats de recherche : la sécrétion du liquide céphalorachidien (LCR) dans les ventricules cérébraux varie avec la photopériode chez la brebisChez la brebis, des variations saisonnières de concentration des stéroïdes gonadiques dans le liquide céphalorachidien (LCR) ont été précédemment établies.© J.C. Thiery Ainsi, la diminution du taux de renouvellement du LCR pendant l’inhibition de l’axe gonadotrope en jours longs entraine une augmentation de ses concentrations hormonales, susceptibles de participer aux changements de rétrocontrôle des sécrétions gonadotropes.
Contexte - enjeux - problématiqueLes hormones sexuelles stéroïdiennes, ou la leptine, montrent des concentrations qui varient avec l’état photopériodique dans le LCR chez les ovins. Ces variations sont généralement concomitantes des évolutions de l’état physiologique, reproductif ou nutritionnel. Ces données suggèrent deux mécanismes possibles, non exclusifs, soit une différence d’accès des hormones au travers des barrières du système nerveux central (SNC), soit un effet de dilution résultant d’une modification du taux de renouvellement (TR). Ce deuxième mécanisme, bien identifié dans les atteintes neurologiques chez l’homme, a récemment été démontré au cours du vieillissement non-pathologique. Nous avons étudié les modifications du TR du LCR, résultant majoritairement de variations de sa sécrétion, chez des brebis en photopériodes contrôlées, qui induisent soit une phase d’activation de l’axe gonadotrope, soit une phase d’inhibition. Le TR a été mesuré au travers de la pression intraventriculaire (PIV) dans le IIIè ventricule cérébral. Nous analysons le temps mis par cette pression pour récupérer sa valeur initiale après le retrait d’un volume modéré de LCR. Cette analyse a été faite sur le même groupe de brebis, d’abord en phase d’activation de l’axe gonadotrope (AG1), puis en phase d’inhibition résultant d’une modification photopériodique (IG), et enfin après un retour à une seconde phase d’activation (AG2).
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